Les histoires de The Amber Day

The Amber Day vient de sortir son premier album, Our Stories, treize titres où le groupe poitevin accentue son ancrage folk autour de Rachel Baum, sa chanteuse tout droit venue de Louisiane.

Claire Brugier

Le7.info

Le premier objet musical était un EP de cinq titres, écrits pendant les confinements et enregistrés par bribes. Lancé en 2021, il avait été baptisé du nom du groupe, tout simplement. Our Stories est donc LE véritable premier album de The Amber Day. Sorti dans les bacs le 13 octobre, avec 13 titres -pure coïncidence-, il a été composé lors d’un séjour partagé à Benest (Charente), puis gravé dans le studio vendéen Nomad Audio de Fabien Guilloteau en juillet 2022. Plus d’un an déjà… Si cela n’avait tenu qu’à eux, Rachel Baum, Lucien Saurin, Aurélien Chestier, Frédéric Debert et Antonin Deloffre n’auraient pas attendu aussi longtemps. « La sortie d’un album est toujours un événement car le produire a demandé tellement de temps, d’énergie…, explique Lucien, le bassiste. Mais désormais nous avons un tourneur et deux éditeurs, et ils nous ont conseillé de prendre le temps de construire l’entourage professionnel du groupe et de faire la promo de l’album avant de le sortir. » Depuis un an, The Amber Day a donc dispersé les notes de cet opus toujours plus folk, inspiré de la Louisiane natale de sa chanteuse. Baignée toute petite dans la country et le bluegrass américain de son père, Rachel a ajouté la mandoline à ses instruments (voix, clavier) et Frédéric a fait des infidélités à sa guitare électrique pour adopter le banjo. 
« Les influences d’avant restent mais elles sont travaillées autrement », analyse Rachel. « Aujourd’hui, poursuit Lucien, nous avons dépassé le stade guitare-basse-batterie. Nous avons trouvé notre son. »

Comme un 
journal intime

Quant aux mots, ce sont ceux de Rachel. « Nos histoires », ce sont les siennes. Elles racontent son départ de Louisiane (Heal in time), « ce bazar qu’est la vie et qui nous construit » (Our Stories), la vie de ses grands-parents (Nita and Don)… Sans oublier Somewhere in the world, « la chanson la plus personnelle », la plus nostalgique aussi que Rachel interprète en simple piano-voix. 


« Cet album est une sorte de journal intime, remarque Lucien. Rachel y raconte de vraies choses qu’elle a vécues, perdues. Des choses à exorciser. Si chacun de nous avait participé à l’écriture, on aurait forcément lissé les angles. » La chanteuse acquiesce. Même les illustrations du disque, hormis les photos d’enfant des membres du groupe, sont tirées d’un vieil album de famille. « Le fil conducteur du disque est une histoire très personnelle. J’ai perdu mes grands-parents au début de l’année dernière… » Dans cette douleur, Rachel a puisé des textes intimes, toujours dans sa langue maternelle parce que 
« quand j’ai un truc à dire, ça sort toujours en anglais ! » L’album, disponible depuis la semaine dernière, sera suivi d’une tournée en 2024.

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