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Champignons : gare aux faux amis
Non seulement, de récents faits divers en témoignent, la cueillette des champignons trouble le sens de l’orientation, mais elle peut aussi nuire à la santé. « Il ne faut pas consommer n’importe quoi. Lorsque l’on est face à un champignon, il faut reconnaître ses caractères, explique Raphaël Hervé, président de la Société mycologique du Poitou. Par exemple, en ce moment, il y a une poussée d’entolomes livides, qui ressemblent beaucoup aux clitocybes nébuleux, eux comestibles. » Le spécialiste conseille de s’en référer à un mycologue ou à un pharmacien. Par ailleurs, « il faut consommer les champignons en petite quantité car ils contiennent de la chitine. Il ne faut pas les manger trop vieux, car ils peuvent acquérir de la toxicité, ni trop jeunes car, lorsqu’ils sont petits, la possibilité de confusion est plus grande ».
Propriété : à qui la responsabilité ?
92% des forêts de la Vienne et des Deux-Sèvres appartiennent à des propriétaires privés. « Ils ignorent souvent que la responsabilité civile forestière n’est pas incluse dans les contrats d’habitation classiques, constate David Lenoir, du Centre national de la propriété forestière (CRPF). En l’absence de clôtures, il y a une certaine tolérance par rapport aux promeneurs, mais s’il y a un accident, la responsabilité revient au propriétaire. »
Pas de bûcheronnage sans protection
« Beaucoup de particuliers achètent du bois sur pied et l’exploitent en omettant le port de protections. Or, le tronçonnage est une activité très dangereuse. » Pour le transport, évitez de surcharger les remorques. En cas d’accident, vous serez entièrement responsable.
Bois : vente sous conditions
« Autrefois, il était dans les usages de proposer : « Tu me fais mon bois et tu en gardes la moitié » », constate David Lenoir, mais « cette pratique est aujourd’hui reconnue comme du travail dissimulé. Si quelqu’un vient couper du bois sur sa parcelle, le propriétaire est tenu de faire un contrat de vente et l’acheteur s’engage à n’acheter que pour sa consommation personnelle. » Tout propriétaire a le droit de vendre sa production, en s’acquittant d’un forfait annuel à l’hectare.
Tiques : l’ennemi invisible
Aucune région de France n’est épargnée par les tiques (cf. citique.fr), et par extension par la maladie de Lyme. « Dans la Vienne, en raison d’une forte population de gibier, il y a beaucoup de tiques, qui ne sont pas toutes infectées », rappelle David Lenoir. Son conseil : bien s’examiner après toute sortie en forêt, « et jusqu’à quarante-huit heures après ».
Déforestation : sus aux idées reçues
Après toute coupe, le propriétaire a obligation de reboiser sous cinq ans. « Les deux essences principales qui sont replantées dans la Vienne sont le chêne et le pin maritime, selon le sol, les marchés globaux et la pression du gibier. Car le problème des feuillus est qu’ils sont très appréciés des cervidés... »
Urbanisme : le prix de la préservation
« Selon le code de l’urbanisme, le défrichement est interdit dans les espaces boisés classés au PLU (ndlr, Plan local d’urbanisme). Cela pose problème à certaines communes qui peuvent se trouver empêchées quand elles veulent agrandir un giratoire ou installer une antenne GSM. »
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