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Elle chante Katalina, elle chante
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Imaginez tout ce que la chirurgie pourrait faire grâce à l’impression 3D… Imprimer, par exemple, une fracture à partir d’une image de scanner pour adapter parfaitement la plaque qui viendra la traiter. Vue aussi, une prothèse mammaire externe en matière souple. Les matériaux évoluent sans cesse pour devenir biocompatibles avec la peau et les muqueuses… Le potentiel est également énorme en termes de reconstruction faciale. En mai dernier, Le 7 a raconté l’expérience menée par le Dr Antoine Julienne sur une patiente d’une cinquantaine d’années, défigurée après avoir été mordue par son chien (Le 7 n°518). Le jeune chef de clinique dans le service de chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice du CHU de Poitiers s’est alors tourné vers une reconstitution en 3D de la version évidée du nez. Ce moule « fait maison » a permis de façonner et reproduire à l’identique la courbure des ailes narinaires qui ont une forme si personnelle.
Fort de cette expérience, le même Antoine Julienne a eu l’idée de former à la conception et l’impression 3D les nouveaux internes volontaires qui démarrent leur sixième année de médecine. « Le peu de médecins sensibilisés en France se sont formés seuls, regrette le praticien. L’idée est surtout d’ouvrir l’esprit de cette génération de digital natives pour qu’ils innovent à leur tour. » Parmi les premiers concernés, Wassim et Ludmilla. Les deux internes en chirurgie orthopédique ont l’air séduit. « Cette technique semble fonctionner particulièrement bien sur les os, note le premier. Tout ce qui peut faciliter et rendre plus efficace l’intervention m’intéresse. » « C’est le côté sur-mesure qui me plaît, poursuit la seconde. Les fractures sont toutes différentes, sans compter les variations anatomiques. C’est un vrai plus. »
Une dizaine d’internes ont bien l’intention de s’inscrire à cette formation à partir de janvier. Pour la mener à bien, le Dr Julienne s’est tourné vers le fablab des Usines de Ligugé. « La session se déroulera sur quatre jours pleins entrecoupés de trente-cinq heures d’accompagnement pour qu’ils puissent mener leurs propres projets tirés de leur pratique », explique Simon Macias, formateur. « On est très ouvert à ce genre d’initiatives, complète son collègue Sylvain Lanore. On s’adapte au domaine concerné. En l’occurrence, on partira des scanners que les praticiens ont souvent à disposition. »
Dans l’air du temps, l’impression d’éléments médicaux en 3D pour l’aide à la décision ou la communication avec les patients sera bientôt remboursée par la Sécurité sociale. En outre, ce type d’équipements pourrait pallier les pénuries de matériels médicaux et réduire la dépendance des hôpitaux aux fournisseurs asiatiques, mise en évidence pendant la crise de la Covid-19. Grâce au programme Homemade financé par la Région, une machine sera bientôt installée au CHU. Peut-être le début d’une révolution…
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