
Aujourd'hui
La petite mise au point s’est faite naturellement. En marge d’un point presse initialement destiné à la présentation de la stratégie de l’Etat en Poitou-Charentes à l’horizon 2013. « Vous voulez vraiment connaître l’état de mes relations avec Ségolène Royal ? Eh bien je vais vous le dire : elles sont bonnes, mais rares ! »
Bernard Tomasini, son prédécesseur à la fonction de préfet de Région, aimait à sourire lorsqu’on lui évoquait la Région, sa présidente et les travaux menés en commun avec l’Etat. Yves Dassonville est plus en retenue. « Nous avons plusieurs dossiers conjoints sur le feu, explique-t-il. Des désaccords pointent, mais je ne doute pas que nous avancions, dans le respect et l’honnêteté. En tout cas, la mésentente que vous supputez ne m’obsède pas une seule seconde. »
Le nouveau préfet a pourtant saisi l’occasion de sa rencontre avec les journalistes pour revenir sur cette fameuse lettre envoyée mi-novembre à la présidente de Région. « Elle avait été préparée avant mon arrivée, mais je l’ai signée. Et je l’assume pleinement. »
Dans cette lettre, la préfecture avait dénoncé l’attitude du Conseil régional et l’avait même menacé de « mesures de rétorsion » pour son refus de participer au financement de la future ligne LGV. « Madame Royal a eu connaissance de l’envoi de cette missive avant même qu’elle ne la reçoive, puisque je l’ai prévenue en personne lors de notre premier entretien. Elle y a répondu par voie de communiqué. Mais sans en rajouter. L’affaire est aujourd’hui oubliée. » A tout le moins mise en suspens.
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