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Elle chante Katalina, elle chante
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Pendant plus de six siècles, des générations de magistrats y ont fait leurs armes. Les prochaines les fourbiront sous d’autres cieux. Les nostalgiques doivent se préparer à l’inéluctable : le palais de la place Alphonse-Lepetit ne rendra bientôt plus la justice. Avec l’acquisition, au début de l’été, du Lycée des Feuillants par la Ville et le Conseil général (pour un investissement de 3 M d’euros engagé à parts égales) et sa mise à disposition gratuite pour les services de l’Etat, l’ambition de doter Poitiers d’une grande cité judiciaire s’est figée dans un projet concret et ambitieux.
Deux ans de travaux
Le rêve de regrouper en un seul et même lieu toutes les juridictions judiciaires (tribunal de grande instance, tribunal d’instance, cour d’appel, tribunal de commerce, conseil des prud’hommes), d’optimiser l’accueil des visiteurs par la création d’un guichet unique, tout en facilitant le parcours des justiciables, sera bel et bien exaucé. Mais dans combien de temps ? Les prémices faisaient état d’une livraison pour 2013. Les dernières annonces la repoussaient à 2015. On évoque maintenant, pour le pire des scenarii, le début 2016. Pourquoi un tel report ? “Parce qu’avant les travaux eux-mêmes, dont on peut estimer la durée à deux ans minimum, une longue « procédure » d’étude de faisabilité et d’appel d’offres sera nécessaire”, explique le procureur général, Martine Ceccaldi.
50 millions au moins
Des études préalables ont été entamées et confiées à l’Agence pour l’immobilier de la Justice (APIJ), qui assurera la maîtrise d’ouvrage du projet. “Cette étude va prendre des mois, car le caractère architectural particulier des Feuillants et sa façade classée ne permettent aucune approximation, soutient Mme Ceccaldi. Il convient en outre de bien cerner tous les besoins des juridictions concernées. Enfin, l’appel d’offres peut lui aussi engendrer des contretemps. Prévoir la pose de la première pierre pour la fin 2013 n’est pas insensé.”
Quant au coût des opérations, il n’est pas plus “insensé” de penser qu’il dépassera les 50 millions d’euros. “Cette fourchette haute est effectivement envisageable”, lâche du bout des lèvres le Premier président de la Cour d’appel, Dominique Main. Lequel se fait fort d’opposer à l’ampleur de ces dépenses celle des économies réalisées à long terme. “Quand on songe que le TGI est dispersé sur quatre sites et que nous payons, en de nombreux endroits, des loyers très élevés, on mesure mieux l’urgence et l’intérêt de la mutualisation”. La longue marche de la Cité judiciaire ne fait que commencer. Gageons qu’elle ne rencontrera pas trop d’obstacles et ne transformera pas l’état d’urgence en impatience déçue.
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