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Aujourd'hui
Doucine ou l’art du réemploi
Clara Schobert redonne vie aux matières oubliées en créant des tenues uniques à partir de textiles de seconde main et d’objets détournés. L’étudiante en informatique a fondé sa propre marque, Doucine.
Savez-vous que 60% du parc immobilier français se compose de logements bâtis avant 1975, époque reculée où les réglementations thermiques n’existaient pas et où, de fait, l’isolation n’était pas la priorité des constructeurs ? Saviez-vous encore qu’en 2023, plus de 5 millions de maisons ou appartements en France étaient considérés comme des passoires thermiques ? Le constat est comme l’évidence, cruel. En matière de rénovation, tout reste à faire.
A l’instant de se laisser séduire par sa future maison ou son futur appartement, à acheter, à faire construire ou à restaurer, la priorité des propriétaires eux-mêmes est d’accepter l’idée que sans une bonne isolation, il ne peut y avoir de projet sain et de confort pérenne. Jugez plutôt : des portes et des fenêtres perméables entraînent 15% de déperdition de chaleur, les murs 16%, les cheminées et autres conduits d’évacuation représentent jusqu’à 25% des pertes d’énergie. Poêle à bois, panneaux photovoltaïques et pompes à chaleur n’y peuvent rien tant que ces points demeurent sensibles.
Côté maison
A la table des matières
A l’école des isolants, on distingue trois grandes classes de matières : les naturelles, les minérales et les synthétiques. Toutes ont des propriétés éprouvées, notamment de conductivité et de résistance thermique. Là encore, il convient de confier leur choix à un professionnel. Pour information, la résistance thermique optimale recherchée est comprise entre 4 et 4,5m2 K/W, selon que les combles sont aménageables ou perdus.
C’est dans la catégorie des isolants minéraux que l’on retrouve le plus utilisé de tous, la laine de verre, encore présente dans trois logements sur quatre. En plus de proposer un excellent rapport qualité-prix, cet isolant se révèle incombustible et très résistant au froid. C’est également le cas de sa cousine la laine de roche.
Les naturels, eux, sont reconnus pour leur grande conductibilité thermique et leurs belles capacités à faire barrage à l’humidité. Laine de mouton, de chanvre ou de coton, lin ou ouate de cellulose, plume ou liège, il y en a pour tous les goûts et… toutes les bourses. Chez les synthétiques, enfin, eux aussi réputées pour leurs louables aptitudes à réguler l’hygrométrie, polystyrène et polyuréthane restent hégémoniques.
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