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Techno Trail : une épreuve de bon sens
Au-delà de la course de 12km et de la marche de 9,5km, la première édition du Techno Trail du Futuroscope, organisée le 13 juin, propose aussi un challenge entreprises et une épreuve solidaire.
Il l’admet sans fard, il s’est posé des questions sur son avenir à l’intersaison. Rester ? Partir ? Se reconvertir ? Kevin Mendy a finalement choisi de disputer une troisième saison consécutive au PB86, pour ne pas rester sur le souvenir de l’horrible exercice 2019-2021 (2v-21d). Il avait déjà connu les affres d’une descente sous le maillot de Boulogne, mais avec onze victoires. « Le basket, c’est mon métier mais cela doit aussi être du plaisir, admet-il. Quand ça se passe comme ça, autant trouver un autre travail ! » Avec du recul, le joueur formé au Mans admet que la période lui a « forgé le caractère. Je considère cela comme un échec, mais un échec qui doit servir ».
Dans un groupe avec « plus de caractère », Mendy sait que les résultats seront le juge de paix. Car une « bonne ambiance » ne garantit rien sur le plan sportif, a fortiori quand les repères collectifs manquent, épidémie de Covid-19 oblige. « A titre personnel, je vise les play-offs, mais à l’heure actuelle il est difficile de se projeter au-delà du prochain match, de la semaine suivante. » La situation sanitaire ? Le capitaine est un brin fataliste et appelle tout le monde à « s’adapter à la situation ».
La semaine dernière, il a goûté aux joies simples d’un déplacement au long cours. Huit mois que ça ne lui était plus arrivé. « L’envie de jouer » prend le dessus sur les contraintes inhérentes à l’épidémie : tests toutes les semaines, incertitude sur la tenue des rencontres, matchs décalés... Jusque-là épargné, le PB86 n’est hélas pas à l’abri de contaminations. « On essaie de faire attention. J’espère juste, si cela nous arrive, que ce ne sera pas après deux-trois mois de compétition. S’arrêter dix-quinze jours serait difficile. »
Quant à un éventuel arrêt temporaire de la saison, Kevin Mendy n’en voit pas l’intérêt. « Si c’est pour reprendre en janvier et que ce soit le même bazar après, quel intérêt, prolonge-t-il. De toutes façons, il n’y a pas de bonnes solutions dans le contexte actuel. »
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