
Aujourd'hui
Techno Trail : une épreuve de bon sens
Au-delà de la course de 12km et de la marche de 9,5km, la première édition du Techno Trail du Futuroscope, organisée le 13 juin, propose aussi un challenge entreprises et une épreuve solidaire.
De la France, il ne connaissait jusque-là que le Sud, où sa famille -hormis ses parents qui vivent à Londres- coulent des jours heureux du côté de Collioure et Toulouse. Dwayne Lautier-Ogunleye a gardé de ses étés au bord de la Grande Bleue un accent chantant qui se mélange aux intonations anglo-saxonnes. « Poitiers, je dois avouer que je ne situais pas sur la carte avant que le coach n’appelle mon agent !, plaisante l’arrière de 24 ans (1,93m), dont l’essai a fait long feu. A dix jours de la fin, le coach m’a dit qu’on n’avait pas besoin d’attendre, que je serais là pour la saison. J’étais très content. »
L’ancien étudiant de Bradley (USA) a failli signer en France... à ses 17 ans. Il a décliné l’offre de Strasbourg d’intégrer le centre de formation. « Tout le monde m’a encouragé à aller aux Etats-Unis, en me disant que c’était une opportunité à saisir et que je pourrais toujours revenir en France plus tard. L’inverse est moins vrai ! » Diplôme de business marketing en poche -« j’avais promis à ma mère que j’aurai mon « degree », je suis le premier de ma famille »-, « DLO » a vécu une première expérience professionnelle avortée en Ligue 2 italienne, mais s’est montré inspiré de l’autre côté des Alpes : 14,9pts, 4,9rbds, 3,1pds. Surtout, il a été le meilleur joueur au nombre de fautes provoquées.
A Poitiers, le Franco-Anglo-Nigérian se sait attendu et compte bien franchir un palier. « Mon jeu, c’est d’être agressif en attaque et dur en défense. Je sais qu’ici on aime bien recruter des joueurs qui ont déjà joué en France. A moi de prouver ce que je vaux. » Sur la présaison, il tourne à près de 20 points de moyenne et, surtout, apporte beaucoup de solutions offensives. Peut-il être la révélation de l’année, à la manière d’un Ronald March, excellent à Aix-Maurienne et décisif en Jeep Elite avec Roanne ?
L’avenir le dira, mais Jérôme Navier fonde beaucoup d’espoirs sur « DLO ». « Je sens que j’ai sa confiance, celle de mes coéquipiers aussi. Il y a un bon état d’esprit et on sait que c’est important de bien s’entendre en dehors du terrain... » De par sa double culture, l’international britannique s’est immédiatement senti à l’aise à Poitiers. Une sorte de trait d’union entre les Français et les anglophones, les jeunes et les plus expérimentés. Avec cet accent anglo-toulousain inimitable !
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