
Aujourd'hui
Ils s’appellent Jules Gris, Maxime Radureau et Thomas Robin. Ils ont respectivement 18, 21 et 25 ans. Et vendredi, sur le tee de départ du 12e Open international du golf du Haut-Poitou, ils n’en mèneront certainement pas large. Même s’ils jouent à domicile et comptent parmi les très bons amateurs français, ils n’auront pas la partie facile face aux jeunes professionnels européens de l’Alps Tour, circuit qui correspond à la troisième division européenne (après l’European Tour et le Challenge Tour).
Dans ce tournoi professionnel, qui rassemble 126 joueurs et offre plus de 40 000 € de prix, nos trois joueurs sont surtout là pour s’aguerrir et prendre le pouls d’une compétition internationale. « Ce sont trois jeunes du Haut Poitou que j’entraîne, explique Xavier Lazurowicz, enseignant au club et ancien vainqueur. Ils ont des ambitions sportives et souhaitent un jour passer pros. Pour eux, c’est l’opportunité de participer à un tournoi professionnel et de se frotter à meilleur qu’eux, pour voir où ils en sont et ce qu’il leur reste à travailler. »
Un exploit de Lucquin ?
Difficile de pronostiquer qui sortira vainqueur à l’issue des trois jours de compétition. Mais on attend évidemment beaucoup des Français, qui ont régulièrement brillé au cours des éditions passées, à l’image de David Bobrowski, lauréat l’année passée. Parmi les joueurs en lice, il faudra suivre également Jean-François Lucquin, qui s’était hissé jusqu’à l’European Tour, il y a quelques années, et avait remporté l’Omega European Masters en 2008, en battant Rory McIlroy (actuel n°1 mondial) en playoffs.
Particulièrement beau cette année, grâce aux pluies abondantes et au travail de huit jardiniers, le dix-huit trois du Haut-Poitou promet des parties spectaculaires et passionnantes. « C’est un parcours exigeant, commente Xaviez Lazurowicz. Les neuf premiers trous sont bordés d’arbres, assez étroits et comportent un peu de relief. Le retour est plus ouvert, mais avec davantage d’obstacles d’eau. Mais il n’y a pas vraiment de trous sur lesquels les joueurs peuvent se reposer. C’est qui rend le circuit attrayant et fait tout l’intérêt de ce tournoi. »
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