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Aujourd'hui
La fusion des régions n’a pas fini de faire parler. Nouvelle illustration, cette après-midi à Poitiers, dans l’enceinte du Conseil régional. La réforme territoriale a été au cœur des débats. « La consultation promise est en réalité inexistante, estime Henri de Richemont, conseiller général de l’opposition. Le travail du conseil économique et social ne sert à rien, personne ne le prend en compte. Les élus et la population n’ont pas pu se prononcer sur la nouvelle carte. » L’élu charentais a accusé Jean-François Macaire de « défendre le projet de François Hollande, plutôt que les intérêts de la région ». « Le gouvernement est en train de rater un beau projet, a renchéri son collègue, Olivier Chartier. Pourtant, un consensus serait le bienvenu, à un moment où le pays a besoin de se rassembler... »
L’opposition régionale a donc déposé une motion pour demander un référendum. Avec comme seule question : « Êtes-vous pour ou contre la carte régionale, telle qu’elle est présentée par le gouvernement et qui a été soumise au Parlement ? » Autrement dit, Poitou-Charentes doit-il se marier avec le Centre et le Limousin ? La date de cette consultation symbolique serait le 23 novembre 2014. Bien évidemment, le projet n’a aucune chance d’aboutir et l’exécutif s’est chargé de le faire savoir.
« Ce n’est pas la carte qui compte. Ce qui compte, c’est notre capacité d’action. Vous réduisez le débat à une affaire purement géographique », a déploré le président de Région. Et la conseillère EELV Françoise Coutant d’ajouter : « L’important, ce n’est pas de savoir avec qui nous allons nous marier. L’essentiel est ailleurs : renforcer la démocratie et la proximité des territoires. » Pendant plus d’une heure, les discours se sont succédé. La diatribe du vice-président Georges Stupar a même été noyée sous les huées du groupe d’opposition. Au final et sans surprise, la demande de référendum a été largement rejetée. « Vous avez peur du peuple ! », a conclu Henri de Richemont.
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