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Aujourd'hui
La nouvelle est tombée hier, vers 21h15, sur le site Internet de l'Elysée. La première étape de la grande réforme territoriale, appelée de ses voeux par François Hollande, concerne donc le redécoupage des régions administratives. Demain, il n'en restera plus que quatorze, contre vingt-deux aujourd'hui. La divulgation de la carte a soulevé des protestations, à gauche comme à droite. L'ancienne présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal s'était un temps prononcé en faveur d'un attelage avec le Centre, puis les Pays de la Loire. La ministre de l'Ecologie devra finalement se résoudre à ce regroupement gigantesque avec Centre et Limousin.
Hier matin, depuis son bureau de l'Hôtel de Ville, Alain Claeys n'avait pas caché son penchant pour la solution finalement retenue par l'Elysée. De son côté, le sénateur de la Vienne et ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin s'est déclaré "abasourdi" par ce découpage. Il demande l'organisation d'un référendum régional. Le patron de la Charente-Maritime Dominique Bussereau -l'un de ses proches-, réunira, lui, ce vendredi les présidents de conseils généraux pour décider d'une position commune. L'ex-ministre des Transports milite depuis le départ en faveur d'une grande région Aquitaine-Poitou-Charentes.
Nous reviendrons dans nos colonnes sur ce premier acte de la réforme territoriale, sachant que la suppression des conseils généraux est actée pour 2020, le temps que les intercommunalités, qui comprendront au minimum 20 000 habitants, montent en puissance et récupèrent les compétences de "proximité".
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