
Aujourd'hui
Frédéric, il vous a fallu trois manches pour venir à bout d’Evreux. Sur quoi s’est jouée cette belle ?
« Nous avions effectivement manqué de solutions offensives à Evreux. Sur la belle, nous avons réalisé une première mi-temps de bonne facture, tant offensivement que défensivement. L’ALM est une équipe très combative, très agressive, mais les joueurs ont maîtrisé ce match. D’une certaine manière, c’était une bonne pression avant d’affronter Poitiers, qui met également beaucoup d’intensité défensive. »
Quel regard portez-vous sur cette équipe du pB86, métamorphosée depuis plusieurs mois ?
« Poitiers s’est considérablement étoffée dans son jeu, son effectif, l’organisation… C’est une équipe qui arrive fin prête au bon moment, avec une longueur de banc plus importante que la nôtre. Chacun a semble-t-il trouvé sa fonction. Ce sera donc une finale compliquée, intense, dure. Maintenant, le PB86 a des armes supérieures aux nôtres, avec beaucoup d’expérience, beaucoup de joueurs qui ont évolué en Pro A et même en Euroligue. »
La clé de la série se jouera-t-elle sur l’adresse des deux formations ?
« Vous savez, l’adresse n’est jamais que la conséquence du jeu, une histoire de rythme et de confiance. S’ils mettent la balle là où ils veulent, les Poitevins seront dans leur plan. Encore une fois, la densité générale de l’équipe est l’un de leurs atouts. »
Est-ce une façon de dire que Poitiers est favori, alors que vous bénéficiez de l’avantage du terrain ?
« Ils sont dans une position plus favorable aujourd’hui ! L’avantage du terrain sur une série en trois manches, cela met une grosse pression sur l’équipe qui reçoit au premier match, alors que l’autre joue plus libérée. Il faudra que nous soyons très vigilants. Après, concernant le temps de récupération (Ndlr : le PB86 a joué jeudi, Bourg, samedi), je crois surtout que ce sont les changements de rythme qui sont compliqués à gérer. »
Un dernier mot sur la saison régulière. vous aviez gagné chez vous après prolongation (90-85) puis perdu à Poitiers…
« Honnêtement, cela n’a plus aucun intérêt d’évoquer ces matchs-là. C’est derrière nous. La finale sera une autre histoire. »
Photo David Bernardeau
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