Publicité
Accueil
Flash info

Accédez au dernier numéro du 7
en ligne

Publicité
cliquez ici >




Bloc-notes


Enquête


cinéma :

Il a dressé les hiboux d'Harry Potter

Alexandre Thévenin est fauconnier à Saint-Benoît. Ce professionnel a participé au dressage des hiboux du premier volet de la saga Harry Potter. Un travail ambitieux que le spectateur devine à l’écran.

Une farandole d’animaux extraordinaires ont fait leur apparition dans la saga Harry Potter. Hippogriffes, crabes de feu, centaures, cerbères, serpent géant, dragon, elfes, licornes… On en passe et des meilleurs. Mais les véritables stars de la série restent incontestablement les hiboux qui, eux, ont le mérite d’exister. Ce n’est pas Alexandre Thévenin qui dira le contraire. Le fauconnier poitevin a passé près de deux ans à dresser les rapaces du premier opus de la série. « Ce fut un travail de longue haleine, explique le passionné. Il a fallu les habituer à la présence de l’homme, des caméras, des câbles, des rails de travelling avant même le tournage du film… » Le résultat à l’écran s’avère impressionnant : une nuée de chouettes et hiboux s’engouffrent majestueusement dans les couloirs du château de Poudlard. « Leurs vols étaient calculés à la seconde près », affirme Alexandre.
Et pourtant, ces oiseaux-là ne se laissent pas facilement apprivoiser. Il s’agirait même de l’espèce la plus difficile à affaiter (dresser). Dans la nature, ils se montrent cruels et véhéments. « Lorsqu’ils attaquent un lapin, ils lui dévorent les yeux avant de l’avoir tué. » Gloups ! Nous sommes loin de l’image du sympathique animal de compagnie distribuant le courrier, véhiculée par les livres de J.K Rowling. Le confortable cachet accordé à Alexandre par la production lui a permis de construire ses propres volières, au parc du Gravion, à Saint-Benoît. Elles accueillent deux mâles, Jibral et Ayallas, et une femelle, Marrella. Alexandre ne travaille que très ponctuellement pour le cinéma.
La majorité de son activité se résume à des interventions auprès des scolaires. « J’essaie de les sensibiliser à la préservation de ces animaux. Il y a encore quelques dizaines d’années, on les clouait aux portes des granges pour conjurer le mauvais sort ! »
Aujourd’hui, les hiboux sont protégés mais restent encore en danger. Ils sont empoisonnés par les pesticides et électrocutés par des fils haute tension. Jibral, Ayallas et Marrella sont, eux, entre de bonnes mains. Le fauconnier passe entre cinq et quinze heures par jour à les soigner. En retour, Alexandre reçoit le plus beau des cadeaux : les regarder s’envoler dans les airs et accomplir de nouvelles prouesses.

Contact : alexandrethevenin@orange.fr 06 83 15 93 16 - 38 route de Poitiers à Saint-Benoît.
 

Florie Doublet le 11/09/12

Reportage photo
Programmes de Cinéma Plaire, aimer et courir vite Place publique Comme des rois


Les dépêches

06/04/2020
Nouvelle-Aquitaine : déjà 138 décès depuis le début de l'épidémie Lire la suite
06/04/2020
Une nouvelle attestation de déplacement à générer sur son smartphone Lire la suite
04/04/2020
Personnes vulnérables : le CIF-SP lance un appel à la vigilance Lire la suite
04/04/2020
Le CIF-SP recherche des bénévoles pour l'aide aux courses Lire la suite
04/04/2020
Poitiers - Les subventions aux associations votées le 23 avril Lire la suite
03/04/2020
ARS : le Covid-19 ne doit pas éclipser les autres pathologies Lire la suite
03/04/2020
Carte scolaire : réunion reportée au rectorat Lire la suite
Archives



      les rubriques informations pratiques