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Bloc-notes


Enquête


Chronique :

Petit journal d’une confinée pas toujours très fine. Jour 9.

Chaque jour, la rédaction donne carte blanche à une Poitevine confinée parmi les autres. Une quadragénaire en « quarantaine », dont la plume vous accompagnera au cours des prochaines semaines.

Stupéfaction. J’ai entendu dire qu’en Espagne, un Etablissement pour personnes âgées a été abandonné par son personnel sans doute apeuré. Atroce. Une pensée me vient alors, et ce n’est pas la première fois depuis le début de cette crise : je suis heureuse de ne plus avoir de grands-parents !

Ma dernière grand-mère est partie il y a quelques mois. Je n’aurais jamais cru le dire mais je suis soulagée qu’ils n’aient pas eu à voir cela, alors qu’en France pourtant, le personnel des Ehpad se bat pour ces personnes. Mes grands-parents trouvaient déjà, il y a quelques années, que tout partait à vau-l’eau. Ils remarquaient un manque progressif de solidarité entre les gens : « C’est plus ce qu’on a connu, tu sais », lançait parfois mamie ! Surtout qu’ils étaient à la campagne et, là-bas, même pendant la Seconde Guerre mondiale, ils se serraient globalement les coudes.

Je ne veux pas dire que tout se passait bien entre les gens, mais c’était autre chose… à tout point de vue d’ailleurs. Et je ne suis pas sûre que la comparaison soit bonne mais les circonstances et le mot « guerre » fréquemment employé par le président de la République nous y amènent aujourd’hui.

« Vous pouvez téléphoner, écrire […] », a même prudemment conseillé notre chef de guerre la semaine dernière… Bien sûr, ça semble bien facile à dire comme cela. Mais les maisons de retraite ne sont pas juste peuplées de dames faisant tranquillement du tricot dans un rocking chair ! Et je suis sûre que c’est déjà pour certains la double peine malheureusement. Mais il le faut.

Et ça trotte à nouveau dans ma tête : comment aurait fait mon père, lui qui visitait sa mère chaque jour pour pouvoir lui apporter une bouchée de gâteau, lui faire la bise et lui donner la date pour qu’elle ne soit pas totalement déconnectée ? Je préfère décidément qu’elle soit partie avant. Pendant la canicule, au moins, on pouvait lui serrer les mains ! Voilà, c’est à eux que je pense aujourd’hui car « c’est bien triste tout ça, quelle misère », aurait dit mon autre petite mamie !

A l’instar des jours précédents, je décide de me « réabreuver » des bonnes nouvelles. J’apprends qu’une dame de 95 ans vient de survivre au Covid-19 ! Qu’une radio deux-sévrienne diffuse chaque dimanche dans les Ehpad des messages de leurs proches et qu’un TGV sanitaire prend la route.

Ce n’est pas un mal, un couvre-feu pour contrer les réfractaires a également été décrété à Poitiers. Que par anticipation, et non par besoin, le CHU a aussi mis ce matin en place un poste médical avancé. Et tout à l’heure, en signe de solidarité j’ai mis une bougie sur ma fenêtre et écouté les cloches sonner à 19h30. Un petit, mais sûr moyen, de se sentir utile en cette période de confinement.

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