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Enquête


L'invité de la rédaction :

Bruno Belin, l’omniprésident

Deux ans après son accession à la présidence du Département, Bruno Belin continue d’imprimer sa marque et son rythme effréné aux élus de sa majorité. Quitte à dérouter les observateurs par une communication tous azimuts. Le pharmacien de Monts-sur-Guesnes assume son omniprésence, notamment sur les réseaux sociaux.

En mars 2015, certains s’inquiétaient du tempérament de feu du nouveau patron du Conseil départemental, après la parenthèse (consensuelle) incarnée par Claude Bertaud. « Belin président, ça me fait très peur. Les rapports avec la majorité vont changer… », nous confiait à l’époque une élue de l’opposition. Deux ans après, donc, les échanges dans l’hémicycle sont parfois électriques, mais souvent apaisés. Bruno Belin aurait-il arrondi les angles, « obligé » par une majorité large aussi confortable que piégeuse ? A cette question un brin provoc’, le pharmacien répond sans ciller que « tout le monde adhère à une feuille de route claire, définie dès le début de la mandature ». Autrement dit, sa majorité fait bloc derrière lui. 

Si les élus de gauche froncent les sourcils à chaque occasion -augmentation des impôts, contrôle des bénéficiaires du RSA…-, lui fonce toutes voiles dehors. Et « BB » n’a besoin de personne pour décliner son action sur le Web. Du matin au soir et du soir au matin, l’ancien maire de Monts-sur-Guesnes et président de la communauté de communes du Pays loudunais twitte plus vite que son ombre. « A quoi servent les réseaux sociaux si ce n’est pour partager des moments qui comptent, dans sa vie professionnelle, publique ou personnelle ?, s’interroge-t-il à voix haute. Moi, j’en ai besoin, comme de lire et d’écrire. » Les internautes suivent donc presque en direct sa préparation au semi-marathon de Paris, l’inventaire de sa pharmacie, ses nombreuses visites aux maires de la Vienne, son fils Clovis écouter la préfète… Une lettre électronique hebdomadaire complète le dispositif. 

« Des choses qui me passionnent »

Il serait toutefois mesquin de réduire l’élu « Les Républicains » à son omniprésence sur les réseaux sociaux. Au vernis en somme. Car aussi habile communicant qu’il soit, ce gros bosseur connaît ses dossiers sur le bout des ongles et cultive une vraie proximité avec ses administrés. « J’ai la chance de ne faire que des choses qui me passionnent, que j’ai choisies. Mon activité professionnelle est un temps de respiration indispensable. Ainsi, je ne suis pas coupé des réalités. » Ses ambitions politiques à l’échelon national, il les remise (pour le moment) à plus tard. Pourtant, d’aucuns l’imaginent volontiers au Palais du Luxembourg, où sa sœur Corinne Imbert siège comme sénatrice de la Charente-Maritime. « Ce n’est pas le sujet du jour, balaie-t-il d’un revers de manche. Le Département est une collectivité qui me passionne ! » 

Entre politiques de solidarité et projets structurants (Arena…), le patron du « 86 » a choisi de ne… pas choisir. Tout l’intéresse pourvu que les mots « action » et « attractivité » se conjuguent au futur. Presque étonnant pour ce féru d’histoire, déterminé à faire aboutir son Historial du Poitou, à Monts-sur-Guesnes. A 55 ans, il n’a pas de temps à perdre. D’où son hyperactivité.

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L’intérêt général
La raréfaction des ressources publiques oblige les élus à des mariages de raison auxquels nous n’étions pas forcément habitués. Aussi, en dehors de quelques incartades (Grand Poitiers Technopole (lire en page 4), office de tourisme commun dans l’ancien théâtre), Alain Claeys et Bruno Belin ont érigé le principe de réalité en vertu cardinale. Sur de nombreux sujets, les deux hommes effacent volontiers leurs divergences politiques au profit de l’intérêt général. A quoi servent donc encore les postures et les coups de menton, les indignations outrées et les prises de position idéologiques dans une France de plus en plus regardante sur ses deniers publics ? A l’échelon intercommunal, les élus de tous bords ont compris l’intérêt de raisonner en termes de projets. Ce faisant, les discussions s’avèrent plus constructives et l’image renvoyée aux citoyens conforme à celle que l’on attend de responsables politiques. Rien n’interdit aux élus nationaux d’adopter le même mode de fonctionnement. Dans ce registre, d’autres pays ont montré la voie. Ce qui ne signifie pas que les divergences doivent disparaître sur toutes les thématiques. Et si l’intelligence collective remportait la Présidentielle ?

 

Arnault Varanne le 07/02/17

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